Repas chez des particuliers à Catane

27 Apr

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Des petits déjeuners, déjeuners et diners, traditionnelles, végétariens, végétaliens, et de la cuisine du monde. Des évènements et excursions à thèmes, agrémentés des trésors musicaux, culturels et historiques des différentes régions du monde. Beaucoup de divergences créatives mais un seul dénominateur commun : une table partagée entre amis dont l’objectif est de goûter des plats faits maisons à partir d’ingrédients naturels qui sont pour la plupart des produits locaux, à des prix moins élevés que dans les restaurants. Une idée qui s’est finalement implantée en Italie, où de la bonne nourriture rime avec bonne humeur et convivialité.

Avec la nécessité de réduire les dépenses et le désir de redécouvrir la cuisine traditionnelle, ce phénomène de repas chez des particuliers, ou parfois appelé « home restaurant », est en train de se développer en Italie avec un petit retard, en accord avec la célèbre lenteur italienne. Alors que des sites internet, qui permettent aux invités et aux chefs maisons de se rencontrer, poussent comme des champignons, Gnammo reste le plus important avec plus de 90 000 « gnammers » et près de 3000 chefs en activité.

Le ministère italien du développement économique a voulu freiner ce phénomène de « home restaurant » et s’est penché sur la question afin de protéger l’économie des restaurants traditionnels. En avril 2015 le verdict est tombé, les restaurants maisons ont toutes les caractéristiques des restaurants classiques et par conséquence sont soumis aux mêmes règlementations que les restaurants traditionnels. En d’autres termes, la bureaucratie italienne a vu dans les restaurants maisons une source de revenu qui n’a pas encore été exploitée. Par conséquent ces restaurants maisons sont entrés dans une étrange sphère politiques et règlementaires, les rendant semi-légal, dans laquelle ils sont seulement autorisés par la présence d’associations culturelles.

Cependant le business des restaurants maisons est rarement une source de richesse, en effet bien souvent seulement une participation aux frais engagés est demandée. Ces petits restaurants privés sont difficilement comparables à l’industrie des restaurants classiques où la sante est sacrifiée au nom du profit.

Pour s’opposer à cette décision jugée inéquitable, des centaines de restaurants maisons se sont unis pour former HomeRestaurantItalia, donnant vie au mouvement de protestation qui s’est agrandi et qui a suscité l’intérêt de Change.org (la pétition est disponible sur ce lien : [https://www.change.org/p/parlamento-italiano-home-food-approvazione-ddl-s-1271-del-27-02-2014]). Loin d’être parfait, le DDL S. 1271 du 27 février 2014 fait une distinction claire et nécessaire entre les restaurants maisons et professionnels, identifiant les premiers «comme une activité qui contribue non seulement à l’hospitalité de la ville mais aussi à la richesse de la culture historique via ses recettes traditionnelles ». En résume, ce n’est pas seulement un repas, c’est un moment de convivialité.

L’Italie devrait (on l’espère !) suivre les traces des autres pays européens où le business des restaurants maisons n’est pas en compétition avec celui des restaurants traditionnels, mais où ils sont plutôt complémentaires (tout comme les « Bed and Breakfast » sont une alternative à l’hôtellerie classique). Les restaurants maisons continuent de proliférer de manière incontrôlable, surfant sur la vague du phénomène de partage social. S’opposer à ce phénomène qui redonne vie aux plats faits maison, c’est nier les bénéfices à long termes : créer une nouvelle économie, créer des emplois and maintenir la culture locale. Pour le moment c’est possible de supporter la cause des restaurants maisons en Italie en en essayant un. A Catane nous vous recommandons  Federico II, qui non seulement organise des cours de cuisine mais aussi des déjeuners et diners avec des produits provenant directement du célèbre marché aux poissons de Catane « a piscaria ».

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